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Dégâts psychologiques du pont effondré

L’effondrement du pont de CanTho a fait des dégâts psychologiques jamais compensés. Prions que le temps réduira ces douleurs.

« Non, je n’accepte pas, n’accepte pas... Réveillez-vous tous les deux ! le jeu est fini ! »

La pluie - larmes des parents des victimes

Des nuées noires du Nord se répandent et envahissent le ciel de Cantho. Elles apparaissent et laissent prévoir, depuis longtemps leurs manifestations que nous reconnaissons durant ces quelques derniers jours : des souffles du vent gelé et des averses cassant la lumière. En voyant l’étrangeté du climat, je ne cesse pas de me demander : « Dieu pleure-t-il pour les victimes de la catastrophe de l‘effondrement du pont de Cantho ? »

Il est possible que Dieu pleure plaintivement pour ce désolant désastre et pour ses victimes. Il octroie à leurs parents, à leurs proches des larmes qui se substituent aux leurs car leur malheur a volé leur capacité de pleurer.

Un brusque désastre

C’était vraiment un grand désastre non seulement pour les victimes mais aussi pour la branche des ponts et chaussées. Le 26 septembre 2007, le jour où personne ne pense à rien de néfaste, sur le terrain de Cantho - une ville de calme, de paix et de sécurité ; le jour ressemblait aux autres jours. Mais... en rentrant chez moi à 11h45 du matin et apprenant la catastrophe, je n’ai pas cru qu’elle cela se soit passé : que le pont de Cantho se soit effondré. Quelques minutes plus tard, en regardant la TV, j’étais ébahie devant une scène de ruine : le champ de l’effondrement couvert par beaucoup de béton écoulé ; et ce qui en ressortaient, c’étaient des corps rouges de sang.

A ce moment, je ne pouvais plus reconnaître mes émotions, je ne savais pas depuis quand des larmes coulaient de mes yeux. je me suis dit "Oh non, c’est impossible je ne croyais pas !... ",. Depuis longtemps, j’ai pensé que des catastrophes ne se passaient qu’à l’étranger, ou au Nord du Vietnam, ou des autres villes ; je croyais toujours que ma ville n’aurait jamais de désastre... Mais la vérité était évidente. Elle apparaissait encore devant plusieurs autres malheurs, et je devais l’accepter.

Des Vietnamiens - des grands coeurs

Je suis sure que si quelqu’un a déjà vu ces nouvelles, il espère que les canots portant ces victimes accosteront le quai plus tôt, qu’ils s’efforceront de maintenir leurs vies, que leur sang s’arrêtera de couler, que Dieu les protégera, que la mortalité n’augmentera plus, que... Il existe encore beaucoup de voeux, et tous destinés aux gens qui, à 7h55, le 26 septembre, ont entendu brusquement le grand bruit de casse des blocs de bétons du pont de Cantho et qui ont été encerclés et noyés dans l’ombre.

Les misérables

C’est certain que la majorité des spectateurs ont presque les mêmes espoirs. Mais, désolé ! Leurs sorts ont été ainsi cellés. Par qui ? Des chefs de la construction du pont de Cantho ?

Bien que des médecins, des infirmiers de plus de 4 hôpitaux s’efforcent de guérir des victimes, bien que des sauveteurs travaillent sans arrêt, le nombre des victimes est assez grand : 46 morts, 82 blessées et 6 disparus.

L’accident se produit et apporte de la douleur. En voyant les corps pleins de sang, que pensez vous ? Que sentez vous ? Votre coeur se resserre- t- il ? Vos yeux deviennent-ils rouges ? Votre corps tremble-t-il à cause de la peur ? Et, avez-vous pensé aux sentiments des victimes et leurs familles ? Pour celui qui vit encore, il doit accepter la douleur physique et mentale. Il a travaillé pour un pauvre salaire mais il ne reçoit que des blessures, des dommages à son âme et à sa famille. Car depuis ce moment, il existe toujours dans son esprit l’obsession, la peur de l’effondrement d’un monument, la peur mortelle, car il serait à la charge de sa famille, ... Parmi ces 82 blessés, il y a 2 cas de malades qui ont des traumatismes multiples. C’est très coupable quand je pense qu’il pourrait gagner la mort. Mais j’espère qu’il existera des miracles.

Bien qu’il y ait des individus blessés qui ne peuvent pas encore travailler, ce n’est pas pire pour les victimes et leurs parents. Parce que le pire est la mort. Bien que ces individus deviennent inutiles, ils sont encore des pères, des frères, des fils. C’est agréables si, au matin, la vieille mère questionne à son fils « Comment ça va ? », si le père estropié écoute le salut de son enfant : « Au revoir papa, je vais à l’école », si chaque jour leurs familles voient leurs sourires, leurs visages habituels ou leurs vies. Tout est meilleur que la mort. Nous sentons la douleur des blessés, des morts ; le regret pour les morts, mais pour leurs familles, ces douleurs, ces regrets se multiplient à plusieurs fois. Pour eux, les victimes étaient des pères, des oncles, des frères ou des époux des parents qui sont maintenant plus proche du gouffre du désespoir. La victime était le seul à travailler ; il était le plus jeune, il ne recevait aucune salaire ; il voulait voir le futur plein de lumières de son enfant... Mais, peut -être n’aurait jamais l’occasion, l’espoir de jouir de confort quand leurs enfants deviendraient des adultes ; jamais.

Enterrement sous la pluie

Quand un animal voit la mort de son enfant, il rugit inconsciemment, il ne s’intéresse pas à la scène qui l’entoure, il est prêt à attaquer quelqu’un, mais il ne peut pas pleurer. L’homme a aussi ces manifestations car son être est un être vivant, mais une des différences entre l’homme et l’animal ç’est la capacité de pleurer. De même, les parents, les proches des victimes et aussi les spectateurs étaient désolés.

Les enterrements des morts de cette catastrophe se passaient pendant des jours de pluie. Et cela causait des chemins mouillés, boueux. Il y avait une famille ayant 3 garçons qui perdait 2 petits fils, et le père blessé était encore dans l’hôpital. En regardant les cercueils des 2 frères, le garçon pleurait douloureusement, et ne s’arrêtait pas à crier : « Non, je n’accepte pas, je ne veux pas accepter ces morts », mais sa voix s’étouffait dans la pluie. Mais, soudain, comme un fou, il se lanca dans la tombe et criait : « Hey, tous les 2, réveillez- vous, le jeu est fini, réveillez- vous ... »

En sachant la mort de ses petits-enfants, la grand-mère de hâtait d’aller à leur enterrement. Tremblante à chaque pas, elle se disait : « Petits-fils, ne m’abandonnez pas, attendez-moi, je vous aime tant ». Malgré le chemin boueux, aucune chose n’arrêtait les pas de la vieille femme.

Des disparus

Le sort de chaque personne est différent. Il y a des hommes qui ont joui toute leur vie des conforts et de la richesse. Mais il y a encore des gens qui ont une enfance pleine de misère, un pauvre salaire et une mort malheureuse. Ces misérables - là sont les disparus de l’effondrement du pont de Cantho. Dans cet accident, plusieurs cadavres étaient déchirés en 2 ou 3 parties. Pendant ces quelques jours, il pleuvait beaucoup. C’est injuste pour ces ouvriers car ils recevaient une mort inacceptable et leurs corps sont noyés dans l’eau pendant longtemps. Réfléchissez ! Ils ne voulaient pas mourir,. Mais la vérité est le contraire. Si vous êtes de leur famille, que pensez- vous ? Vous vous mettez en colère ou pleurez plaintivement ? Moi, j’espère que les sauveteurs les trouveront le plus tôt possible. (JPG)

Une extrême douleur

Bien qu’on ait construit des caisses charitables, des dégâts psychologiques n’ont jamais été compensés. Priez pour que le temps réduise ces douleurs.

    • Lê Thái Thanh Minh - Cantho, le 3 octobre 2007

 
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