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Concour "10 mots à raconter 2007"

Les élèves de CanTho ont parcipé à ce concour, avec félicitation du jury. Venons les lire . . .

Les dix mots à raconter sont : chic, Bachi-Bouzouk, valser, clown, passe partout, abricots, mètre, bijou, amour, bizarre.

LE CLOWN EMPRISONNÉ

          • TRÂN THI THU HÂN — CanTho

Sur le chemin qui menait aÌ mon eìcole. Il y avait une petite boutique d’un antiquaire. Moi, j’étais folle des vieux petits objets. C’est pourquoi quand j’avais du temps, je visitais souvent cette boutique bien qu’elle soit un peu désordonnée. C’était une vieille maison obscure avec plein d’antiquités de toutes sortes laissées pêle-mêle et dans la grande vitrine vétuste, et sur des étagères vermoulues, et sur le plancher parsemé de taches brunâtres. Là je trouvais mille choses drôles et étonnantes. J’étais en particulier envoûtée par de nombreuses poupées, grandes et petites, richement vêtues de toutes les couleurs, qui se rangeaient inégalement dans la vitrine comme pour saluer les visiteurs.

Un jour de fin d’année, en parcourant la boutique du regard, je remarquai dans un coin une assez grande boîte en bois, ingénieusement gravée de signes mystérieux. Curieuse, je me suis rapprochée et assise pour mieux l’examiner. Soudain elle s’ouvrit en laissant voir un jeune couple de petites poupées dont le garçon portait un uniforme de soldat très chic, qu’on pouvait prendre pour un bachi-bouzouk, et la fille une simple chemise rose clair montée sur une jupe courte d’un bleu azuré.AÌ ma grande surprise, le couple mignon commença aÌ valser grâcieusement sur un petit plateau en métal bien poli. . Charmée, je pris la boiÞte et la mis sous les yeux pour contempler les mouvements très élégants du couple. Par hasard, j’aperçus, dressé au fond arrière de la boiÞte, derrière le couple de poupées, un portrait de clown magnifique couvert, en certains endroits, par une couche épaisse de poussière. Alors, je l’essuyai avec la main. Quel beau portrait ! Sur son visage souriant très drôle, ses yeux étaient si brillants et si vifs qu’on pouvait le croire vivant... Il eìtait si étrangement peint qu’il semblait prêt à danser au même rythme que le couple de poupées. Il m’attirait au premier regard et j’ai décidé d’acheter la boîte avec tout mon argent de poche. Quelle chance !. J’en avais justement assez dans ma poche. J’étais très joyeuse de la posséder.

J’ai mis la boîte sur la table de nuit aÌ côté de mon lit. Ce soir-là, tandis que ma famille rangeait et décorait la maison avec animation pour accueillir le nouvel An, je m’absorbais dans la contemplation du tableau. C’était le portrait d’un clown avec un sourire aimable aux lèvres. Il avait un rond nez de tomate. Son visage était si drôlement dessiné que, chaque fois aÌ sa vue, je me mettais à rire Il portait un vêtement plein de couleurs. Sur sa main, il y avait un passe partout, qu’il utilisait peut-être pour ouvrir les caisses des riches méchants... Et je me suis doucement endormie. Mais aÌ minuit, des bruits m’ont fait réveiller. Ils ressemblaient aux éclats de rire bruyants, tantôt proches tantôt lointains. Je pensais qu’il s’agissait simplemen du bruissement du vent. Et je m’efforçais de revenir dans mon sommeil.

La deuxième nuit aussi, ce rire retentissait. Cette fois, il était plus fort. Pendant ce temps, le vent se levait et les fenêtres se frappaient bruyamment. J’allai vers les fenêtres et les fermai. Brusquement, par la fente, j’ai aperçu une petite silhouette vêtue multicolore qui dansait gaîment au-dessous des abricots mûrs suspendus dans mon jardin, à quelques mètres de ma chambre. Cependant, j’ai senti quelque chose accourir subitement derrière moi. Je retournai et passai du regard toute ma chambre. Il n’y avait rien. Il n’y avait personne. Mais au bout de quelques minutes, je sentis quelqu’un tirer sur mes cheveux et même sur mes bijoux. Je retournai. Il n’y avait personne. Et cela se répétait une douzaine de fois. Je me suis mise en colère. Je tournais, tournais...Et quand je me suis arrêtée, j’ai aperçu un petit clown sur ma table de nuit. Il ressemblait beaucoup à celui de mon tableau . Par panique, j’ai crié et je me suis évanouie. Quand je me suis réveillée, j’ai vu mes parents autour moi. Je leur ai raconté tout ce que j’avais vu . Mais personne ne me croyait. Maman a même voulu me conduire chez un médecin psychiatrique !

La troisième nuit, c’était la veille du nouvel An. Je ne voulais pas dormir. Je regardais fixement le portrait en attendant le réveillon. Mais peu aÌ peu le sommeil me gagnait et je m’endormais. Tout aÌ coup, un bruit leìger me réveilla. Cette fois , ce n’était plus un rire, mais un chant très triste. J’ouvris mes yeux. J’ai vu quelqu’un s’asseoir sur le bord de la fenêtre. Je tremblai de peur. Soudain, il s’arrêta de chanter. Puis il s’est leveì et s’est dirigé vers moi. Comme mon coeur s’arrêtait de battre ! Je me suis relevée à demi pour appuyer mon dos contre le mur, prête aÌ me défendre. Tout aÌ coup, il s’est assis près de moi et commença à sangloter pitoyablement. Rassurée un peu - je ne savais pas pourquoi - à ce moment-là, toute ma crainte s’était totalement dissipée. Et une compassion profonde pour cette pauvre petite créature m’envahissait . Alors, sans aucune méfiance, je lui ai demandé :
— Pourquoi pleures-tu ?
Il m’a répondu tristement :
— Je n’ai pas de liberté. Je suis emprisonné dans ce tableau.
— Pourquoi es-tu emprisonné ? demandai-je
— Le Génie de la Forêt , répondit le clown, m’a donné cette imprécation parce que, malgré sa défense et ses menaces, j’ai coupé, sans raisons précises, de jeunes arbres auxquels ils s’attachait beaucoup. Depuis ce jour-là, je suis emprisonné dans ce tableau et ne peux en sortir que la nuit. Maintenant, je me repentis beaucoup de ma folie.
— Est-ce que je peux t’aider ? demandai-je, tout émue.
Son visage redevenait resplendissant.
— Tu veux vraiment m’aider ? me demanda-t-il.
— Bien sûr. Mais, qu’est-ce que je dois faire ?
— Eh bien, tu peux apporter mon portrait dans la forêt. Tu le mettras sous un grand arbre et tu le brûleras.. Là, du moins je pourrai protéger les arbres à ma façon, non seulemen pour réparer ma faute, mais aussi pour montrer mon repentir, mon amour pour les arbres et les forêts. Tu verras comment j’agirai. Peut-être que le Génie de la Forêt me pardonnerait. Et tu seras mon plus grand bienfaiteur.
— D’accord, je réaliserai décidément ton désir, lui ai-je promis. Mais comment puis-je te revoir ?
— Désolé, a-t-il répondu. Désormais, seulement les méchants pourraient me voir. Je suis très affligé que notre amitié finisse si tôt. Mais sa mémoire perpétuera aÌ jamais dans nos coeurs, n’est-ce pas ? Je te remercie. Adieu !

A ces mots, le pauvre clown disparut dans mon désespoir. De loin les explosions sourdes des feux d’artifice se succédaient pour accueillir le nouvel An. Sans en prendre conscience, je levai une main pour essuyer mes yeux déjà humides, en me dirigeant vers la salle à manger où le réveillon joyeux de la famille m’attendait.

Le lendemain matin, dans la fraîcheur et l’animation chaleureuse du premier jour de l’An, j’ai emporté la boîte avec le portrait du clown dans la forêt et j’ai fait exactement tout ce que mon petit ami m’avait recommandé. Depuis ce jour-là, j’entendais souvent parler d’un fantôme bizarre qui hantait la forêt et qui cherchait toujours à arrêter la main des pilleurs d’arbres et des braconniers en les intimidant de mille trucs.

          • TRÂN THI THU HÂN - Cantho, le 26 février 2007

BACCHUS ET AMIENNE

          • Nguyen Hai Nam (16 ans)— Lycée Amsterdam-Hanoi

Autrefois, il y avait un génie qui s’appelait Bacchus.

C’étais le génie de l’alcool car il buvait beaucoup mais n’était jamais ivre. Il était de grande taille avec des jambes et des bras musclés. Il avait bon chic bon genre et il portait souvent un bouzouki magique autour de son cou. C’est pourquoi on l’appelait : Bachi-Bouzouk. Quand quelqu’un avait besoin d’aide, il appelait :”Bachi-Bouzouk !” et le génie arrivait pour aider. Avec son bouzouki, il pouvait faire plusieurs choses : jouer des musiques qui enchantaient tout le monde ou bien fabriquer des bouteilles d’alcool par la simples magie du luth.À ses côtés, son serviteur, Passe-partout, était un clown tres drôle, qui avait beaucoup voyagé et traversé plusieur régions en faisant des choses bizarres à fin de donner aux autres le sourire et le bonheur.

Il y a longtemps, quand il avait rencontré Bacchú qui portait beaucoup de bouteilles d’alcool, il avait esayé de le faire rire, mais ca n’avait pas marché. Il avait alors proposé une compétition : celui qui boirait le plus d’alcool ! Evidemment, il avait mal choisi son adversaire et il a perdu son pari. C’est ainsi qu’il était devenu le serviteur de Bacchus. Il était petite taille avec une tête ovale et des yeux brillants qui lui donnaient un air malin. Il était pourtant l’ami gentil et très fidèle serviteur de Bacchus, et tous les deux se promenaient dans plusieurs pays pour y porter la joie et le bonheur.

Un jour, ils se sont arrêtes devant un grand château, que l’on nommait “le château blanc” Dehors, le château était gigantesque et magnifique. Dedans, le château était si luxeux que Bacchus en était tout étonné.Il y avait là une foule colorée qui dansait et chantait comme dans une fête. Dans cette atmosphère tellement gaie et animée, Bacchus remarqua deux personnes plusque les autres. Assis sur un trône en or, un homme gros et mạestueux paraissait être le roi du château. A côté de lui, il y avait la princese Amienne, une belle fille de dix-huit ans à taille mince. Ses grands yeux ronds ont tout de suite séduit Bacchus. Bacchus s’est approché du roi et l’a salué respectueusement. Mais son regard ne pouvaient pas se détacher de la princesse amienne. Pendant ce temps, Passe-partout était en train de s’amuser et de flirter avec les filles de la fête, mais sans succès.

Le roi, content d’avoir des visiteurs, avait ordonné aux musiciens de jouer une valse. Bacchus a alors inviter Amienne à valser avec lui. En voyant cet homme bon chic bon genre, la princesse a accepté, et le couple s’est mis à danser joyeusement. Ils se sont fondus au rythme de la musique et aux mètres des anciens poèmes d’amour.

Bacchus a su à ce moment là qu’il devait dire ces trois mots à Amienne” Je t’aime”Et il lui a dit. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est que la princesse était maudite par un méchant diable et que quand elle entendait ces paroles d’amour, le Diable viendrait et l’emporterait pour l’épouser.

Aussitôt, le Diable est arrivé, tout en noir, avec une robe de sorcière déchirée, un bâton magique dans une main, de longues griffes pointues et noires aussi et des yeux gourmands qui montraientsa méchanceté. Il a dit : “Ma princesse, tu seras mon épouse !” “Non, j’aime Bacchus, un génie, et je me marierait avec lui”, a-t-elle dit.

Bacchus s’est avancé face du diable pour lui confirmer son amour pour Amienne. Alors le diable s’est fâché. Il a violemment saisi la princesse avec sa grande main noire, sale, plein de crime. Bacchus a essayé de sauver la princesse, il a utilisé son luth pour lutter contre le Diable, mais cela ne faisait aucun effet, le diable semblait très fort. Bacchus faiblissait, il ne pouvait pas vaincre le Diable. La princesse était très triste, elle ne voulait que son ament meure. Alors,elle a décida d’aller dans le château Noir avec le Diable. En essuyant ses larmes, elle donna un bijou à Bacchus et lui dit :”Mon amour, prenez ce bijou et souvenez-vous de moi, ce bijou vous donnera la puissance pour me sauver !”

A ce moment là, Bacchus s’est évanoui à cause d’un coup de poing du Diable. Et le Diable a emmené la princesse dans son château, où il l’a empríonnée en attandant la cérémonie du mariage.

Au château Blanc du roi, Bacchus s’est réveillé, il était désespéré qu’il n’avait plus de gout d’alcool. Il ne rêvait qu’à la princesse. Finalement, Bacchus décida d’aller au château Noir afin de sauver Amienne. Le roi a alors promis à Bacchus que s’il pouvait sauver la princesse, il pouvait l’épouser. Aussitôt, Bacchus est parti vers le château Noir avec Passe-Partout, son bouzouki et l’ornement de puissance que lui a offert la princesse. Le trajet fut difficile, il a rencontré de nombreux monstres. Il a du traverser le désert des morts, òu il a combattu contre les zombie de désert. Il a passé la forêt des abricots dont les odeurs parfumées étaient mortelles. Mais il a pu franchir toutes les épreuves, et apres un mois, le château Noir était devant lui. Le froid lui a fait peur mais son amour l’a réchauffé. C’était un grand château très noir, comme une fortesse.

Autour du château régnait la mort. Dans le ciel, des vampires criaient avec des échos trop bizarres. Il y avait seulement un passage possible, mais des démons le gardaient. C’était difficile d’entrer dans le château. Heureusement, Passe-Partout était très malin, il s’est approché des démon et s’est mis à faire des farces : tête en bas, pieds en haut. Les démon riaient beaucoup et ne faisaient plus attention au passage. Bacchus en a profité pour leur donner un coup avec son bouzouki. Puis il s’est mis à courir vers la porte du château. Mais la porte était fermé, il fallait une clés. Bacchus était désespéré, il ne pouvait pas entrer dans le château, comment pouvait-il sauver Amienne ?

Tout à coup, il a pensé que Passe-Partout pouvait se transformer en clé en utilisant la magie du bouzoukil. Passe-Partout avait accepté de se sacrifier et Bacchus a était ému. Mais alors que Bacchus avait pu entrer dans le château, il a rencontré deux vampires. Les vampires se sont avancés vers lui et ont voulu le dévorer. Mais Bacchus, très rapide et habile, a éviter les vampiré, puis il a joúe un air avec son bouzouki. Le chant en était si mélodieux que les vampires se sont couchés comme des bébés. Bacchus a continué son chemin et il est monté plus haut, plus haut, toujours plus haut, pour atteindre enfin, le dernier étage.

Là, Bacchus a trouvé Amienne qui était attachée à un poteau. Bacchus était tellement heureux de la revoir qu’il l’a embrassée immédiatement. Mais derrière lui, le Diable est apparu. Bacchus, très surpris, a sauté de côté et a dit :”Diable, aujourd’hui, je viens reprendre ma princesse !” “Tu devras d’abord passer sur moi, Grhh...”

Et le Dieable a lancé une boule de feu sur Bacchus. Bacchus était habile, il a soufflé très fort dans le bouzouki, qui a sifflé. Le souffle a repoussé la boule en sens inverse. Le Diable, de plus en plus en colère, a levé son bâton magique en faisant apparaitre des nuages violets. La foudre et le vent se sont abattus sur Bacchus. Bacchus était en danger. La foudre l’a paralysé, il était immobile et ne pouvait pas éviter les coups que le Diable lui portait à ce moment là. Alors il se souvint du bijou de la princesse et il décida de l’utiliser.

Il regardait le bijou prudemment afin de trouver la facon de l’utiliser, mais il ne la trouvait pas. Il était désappointé, il regardait Amienne pour recevoir son aide...Mais, soudain, sa haine pour le Diable est devenue absolue et il a su qu’il devait vivre pour se marier avec la princesse. En tenant fermement le bijou dans sa main, il a senti une grande force l’envahir. Il s’est relevé son luth pour produire beaucoup d’alcool, qu’il a jeté sur le Diable en y mettant le feu.

Le Diable était brulé, pourtant il n’était qu’à peine affaibli. En absorbant l’énergie des monstres qui l’entouraient, le Diable devenait plus fort et le combat reprenait plus difficile encore. Bacchus ne renoncait pas, il continuait à battre avec le Diable. Avec son bouzouki transformé en épée, il tranchait le Diable sans interruption. Le Diable était de plus en plus blessé et s’affaiblissait. Finalement, Bacchus a crié :”Bachi Bouzouk !” et avec une force infinie, Bacchus a transpercé le coeur du Diable avec le bout très pointu du bouzouki. Le Diable a poussé un cri terrible et a commencé à disparaitre, pour, en définitive, se transformer en chauvre souris.

Alors Bacchus a pu libérer Amienne et ils sont rentrés à la maison.

Au château Blanc, Amienne et Bacchus se sont mariés. Ils vécurent heureux. Leur amour était doux et sucré comme les abricots, tandis que l’alcool amer rendait leur amour plus ardent.

Quand à Passe-Partout, il a repris forme humaine et il a trouvé une très belle épouse avec qui il est très heureux.

Le bijou , lui, n’avait aucun force magique, c’est , en réalité, l’amour qui a donné à Bacchus toute sa force et son courage.

 
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