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Projet poursuivre l’aide à Cantho

Projet poursuivre l’aide dans le domaine de l’anesthésie à Cantho ville du Sud Vietnam

Définition de la mission

Le Docteur Saint Marc intervient depuis 1999, à Cantho où elle a effectué plusieurs missions.(cf. : compte rendu technique final de la collaboration de l’ADEP avec l’Hôpital Général de Cantho-Sud Vietnam 2001-2006 ). Elle souhaite que son action soit poursuivie.

Afin de mieux comprendre cette aide humanitaire, les Drs Le Roux Annie et Ozier Katherine sont restées 4 semaines à Cantho et sont intervenues dans 2 structures hospitalières : l’Hôpital Central Général et l’Hôpital de la Ville de Cantho Elles ont également rencontré les acteurs nécessaires à cette action.

Rappel des objectifs du Dr Saint Marc 2001-2006

L’amélioration des prises en charges en chirurgie, obstétrique et traumatologie :
— en assurant, sur place, des missions d’enseignement pratique (par compagnonnage) et théorique de l’anesthésie réanimation,
— en développant la francophonie pour faciliter la collaboration et préparer des formateurs vietnamiens,
— par une aide technique : dons de matériels et techniciens assurant la maintenance

De sa conclusion, nous retiendrons :
— que les objectifs sont remplis,
— et qu’une orientation nouvelle, dans le domaine médical, impose que l’Hôpital Général soit scindé en 2 établissements : l’Hôpital de la Ville de Cantho et l’Hôpital Central Général (pour les patients du Delta du Mékong). Cantho, de plus est promue Ville d’Etat.
— Le souhait d’accompagner cette mutation.

Les actions

  • à l’Hôpital Central Général :
    Nous avons travaillé, en compagnonnage, pendant 3 semaines avec l’équipe d’anesthésie. En accord avec leurs demandes, nous avons développé le monitoring de la pression artérielle et de la pression centrale veineuse, l’anesthésie par voie intraveineuse en continue, la surveillance de la curarisation et de la décurarisation, l’analgésie péridurale thoracique per opératoire et post opératoire.
    Nous avons aussi axé notre démarche sur l’amélioration de la surveillance per opératoire de la chirurgie sous cœlioscopie par l’interprétation de la capnographie, et les soins post opératoires en général.
    Avec Mme le Dr DAO, chef de service d’anesthésie, nous avons collaboré à l’anesthésie et à la réanimation post opératoire d’un anévrysme rompu de l’aorte abdominale (pathologie inhabituelle à Cantho qui a nécessité le déplacement des équipes chirurgicales d’Ho Chi Minh Ville)
  • À l’Hôpital de la Ville de Cantho
    Nous sommes restées 1 semaine.
    Mise en route de 3 respirateurs offerts par l’Italie et qui n’avaient pas été utilisés par défaut d’accompagnement technique
    Enseignement pratique du monitoring de la capnographie, surveillance et réanimation du choc sous rachianesthésie.
    Explication de l’intérêt de la surveillance de la température centrale en salle de réveil
    Sensibilisation à l’utilisation du monitoring ECG et de la SPO2 en salle de réveil (intérêt de la prise de terre pour éviter les parasites ).
  • Enseignement
    Quatre thèmes ont étés abordés en formation pour l’ensemble du corps médical et paramédical, la PVC, la PA sanglante, la douleur post opératoire (2 fois), l’anesthésie de la femme enceinte pour une chirurgie non obstétricale.
    Parallèlement, Le Dr Saint Marc a organisé des cours de français médical.

Les orientations que nous pensons pouvoir développer dans les 2 années à venir :(poursuite du projet du Dr Saint Marc)

1. Au plan de l’anesthésie :

Malgré la qualité des missions antérieures, certains points sont encore peu ou pas acquis. Il est vrai aussi que les médecins ont changés et que la scission en 2 hôpitaux a fragilisé les équipes. Toutefois, nous constatons une dynamique de la discipline,(formation des médecins anesthésistes à Ho Chi Minh, le Dr Trung est vice président de la société vietnamienne d’anesthésie), une connaissance de ses difficultés par le Directeur le Dr Tan, (lourdeur de la garde, sous effectif de la discipline qui reste peu attractive, nécessité d’une réanimation individualisée).

Il nous parait important d’insister, encore,

— sur « la sécurité en anesthésie au quotidien » : rigueur de l’ouverture d’une salle d’opération, vérification et connaissance de fonctionnement du matériel anesthésique, optimisation de son utilisation.
— l’utilisation contrôlée et adaptée des morphiniques et des curares, selon les patients et la chirurgie. (les injections sont trop souvent systématiques et non réévaluées) L’intérêt de monitorer la curarisation
— l’analgésie post opératoire, elle est inexistante.
— l’analgésie obstétricale, qui malgré les actions nombreuses menées n’a jamais été pratiquée. L’anesthésie locorégionale, peu réalisée.
— Et adapter nos actions aux demandes des chefs de service les Drs Dao et Trung et vis-à-vis de nouvelles orientations chirurgicales : la chirurgie vasculaire qui est un objectif défini par Hanoï et soutenu par HCMV, et un engouement exprimé pour la chirurgie Ambulatoire

La prise en charge des traumatisés crânien doit être poursuivie en protocolant les soins, la sédation et l’évaluation.

L’enseignement théorique vient appuyer le compagnonnage pratique. Il doit reprendre les bases, car le public est large, et les connaissances théoriques très variables, mais doit aussi aller plus loin tout en restant pragmatique et adapté à la réalité de terrain.

2. Au plan de la francophonie

La langue française est en net recul. L’anglais domine, les professeurs de français apprennent l’anglais, les plus jeunes s’orientent vers le tourisme et deviennent guides ! Mr Tam, qui enseigne le français médical n’avait que 8 élèves lorsque nous avons participé à son cours un soir à Cantho.
La formation, en France sur des terrains de stage, nous semble difficile à réaliser, mais il convient de continuer à travailler dans ce sens auprès des confrères que nous connaissons.
Lors d’une entrevue à l’Ambassade de France, le Dr JJ Bernatas, conseiller médical nous a fait par des nouvelles orientations que sont les DFMS et DFMSA.

3. L’aide technique

Le développement rapide constaté de la politique de santé et du tissu hospitalier fait que les besoins en matériel médical sont critiques.
Par exemple, à l’Hôpital Central Général, dans la salle de réveil qui est aussi la réanimation chirurgicale, il n’y a que 10 appareils de surveillance ECG alors que régulièrement les patients sont au nombre de 20 ou 30.
Une exigence de qualité de ce matériel est souhaitée, il convient de poursuivre dans ce sens avec l’aide d’ ingénieurs biomédicaux, par ailleurs eux même très impliqués dans de nombreuses associations.
Les besoins existent tant au niveau de l’anesthésie que de la chirurgie, et en particulier le matériel de coelioscopie.

Conclusion

Nous proposons pour l’année 2010 de continuer l’action pratique et théorique que nous avons réalisée cette année, en l’améliorant par la connaissance du terrain que nous avons acquis. Nous resterons sensibles à toute ouverture proposée et nous affinerons les besoins constatés.
Nous essayerons de prendre contact avec les autres médecins anesthésistes intervenant sur les hôpitaux de Cantho afin de fédérer si cela est possible nos démarches.
Par ailleurs ; il nous a été, en particulier, demandé de participer à la formation et l’enseignement des infirmières anesthésiste dans le cadre de l’Université de Cantho, cela mérite d’être étudié
De plus, nous n’avons eu aucun contact avec l’Hôpital pédiatrique et l’Hôpital d’ORL, il conviendrait peut être de rencontrer ces équipes et d’évaluer leurs demandes.

          • Dr. Annie Leroux — Juin 2009

 
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